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mercredi 20 septembre 2017

Etre femme : une identité lésée


Là où le sexe masculin bénéficie de la place du trône dans le royaume paternel phallocentrique, nulle place pour le sexe féminin, si ce n’est en termes d’absence, de manque.

Cette image, les femmes n’ont de cesse de la mettre en avant, en recourant au paraître, à la mascarade. Faute de ne pas avoir le Phallus, il s’agit de se donner à voir à l’homme comme étant l’objet de son désir. (Lacan 1957-58)

L’identité féminine en passe par un paraître appelant au regard désirant de l’homme. Nombre de femmes pointent combien il est important pour elles d’être remarquées, regardées, quittes à user de multiples artifices : faux ongles, chirurgie esthétique, ornements divers… autant d’apparats féminins destinés à capturer le regard masculin. Il s’agit pour ces femmes de pouvoir lire dans les yeux du partenaire la flamme du désir. Sembler être le phallus, soit l’objet du désir et des fantasmes masculins, vient apposer un voile sur le mystère de l’identité féminine.




Mais, tout comme l’identité féminine ne se réduit pas à une belle image, être femme ne se résume pas à cette mascarade, ce qui viendrait à assujettir ces sujets à l’injonction imaginaire «Sois belle, et tais-toi». Les femmes le revendiquent : « je ne suis pas qu’une belle poupée, j’ai un cerveau aussi ! ».

Une femme en appelle certes au regard désirant de son partenaire, mais plus que tout, elle attend qu’il lui déclare sa flamme. Ce qui est visé par une femme, c’est avant tout une parole d’amour, car l’homme qui se déclare à sa bien-aimée met à jour son manque-à-dire sur sa partenaire, et en parlant donne ainsi à sa partenaire un supplément d’Etre.

Le sentiment d’être femme implique donc l’assomption du manque-à-dire masculin quant à l’être féminin. Dès lors, la zone d’ombre entourant l’identité féminine prend une tournure bien spécifique : si un homme ne peut tout dire d’une femme, c’est parce qu’il est dépassé par une identité féminine à jamais entourée d’une part de mystère à laquelle il n’a pas accès. La parole d’amour, avec le ratage qu’elle implique, ouvre le champ à la conception de l’être féminin et de sa jouissance comme dépassant l’ordre masculin, phallique.

A l’exemple de L’hystérique, qui ne cherche pas à devenir une femme, mais plutôt à obtenir de l’homme un savoir sur cette question sans cesse déployée. Et pour cela, elle en passe par celui qui saurait lui dire ce qu’est La Femme, la vraie, qui susciterait le désir de tout homme. Si l’hystérique s’assure une identité, c’est une identité bien plus masculine que féminine, en s’identifiant à une double figure masculine : celle de l’homme impuissant, et celle, sous-tendue de l’homme idéal, imaginaire, qui saurait dévoiler La Femme.

En fait, ce regard décevant du partenaire, l’échec de ce dernier à lui assurer un repère identitaire satisfaisant en tant que femme, occupe une fonction bien précise dans la problématique de ces sujets. Alors que l’on pourrait être tenté de le croire, nombre "d’hystériques" ne s’effondrent pas du fait de cette insatisfaction sans cesse renouvelée dans leurs relations amoureuses : c’est bien plus lorsque le partenaire les quitte, disparait et ne vient donc plus jouer avec elle à ce jeu d’échecs amoureux que tout vacille. La mise en échec du partenaire à la satisfaire assure en effet pour le sujet hystérique sa foi en une figure idéale de l’homme qui lui révélerait le secret de la féminité.

En fait, si l’on parcourt les ouvrages traitant de l’hystérie et ce, en remontant jusqu’au Moyen-Age, la question de délire et d’hallucination dans l’hystérie ne paraît aucunement nouvelle, bien au contraire. Derrière le concept de « Folie hystérique », repris et analysé par Maleval (1981) gît l’énigme de l’identité féminine.

L’identité féminine ne se laissera jamais totalement dévoiler. Que certaines femmes croient atteindre leur secret le plus enfoui au prix d’une identité finalement plus masculine que féminine, que d’autres éludent ces zones d’ombre en inventant une nouvelle forme d’identité sexuée, d’un troisième genre, toutes se heurtent inéluctablement au mystère du féminin.

Extrait de Sciences-Croisées Numéro 2-3 : L’Identité


vendredi 15 septembre 2017

Par le corps, s’exprime le flux de la Vie

Lorsque le sang coule en pleine lune ou en nouvelle lune Lorsque le corps n’est pas soumis à un mode de contraception hormonal qui l’éloigne de son ressenti et de son lien avec la lune, la femme peut alors observer que ses règles surviennent généralement autour de la Nouvelle Lune (lune noire) ou de la Pleine Lune. 

Le processus de croissance de la Nouvelle Lune à la Pleine Lune accompagne généralement la physiologie du cycle qui évolue du 1er jour des règles (Nouvelle Lune) à l’ovulation (Pleine Lune). 



On peut aussi rencontrer le phénomène inverse, c’est-à-dire l’arrivée des règles au moment de la Pleine Lune et l’ovulation au moment de la Nouvelle Lune. Les autres phases lunaires sont des périodes de transition, surtout lors de cycles irréguliers. Il est aussi intéressant de constater qu’une femme qui crée un lien quotidien avec la Lune peut voir son cycle se régulariser naturellement après quelques mois. Plus on vit dans l’attention et la conscience, plus on met son énergie et sa puissance active à la transformation. 

Avoir ses règles en Nouvelle Lune (lune noire) ou avoir ses règles en Pleine Lune dépend de l’énergie vitale du moment. En effet, les menstruations génèrent une déperdition d’énergie par la perte de minéraux, de fer notamment ce qui peut générer une fatigue accentuée durant ces jours. La lune, symbole de l’élément eau, gère tous les fluides de la Terre (marées, sève) et de l’Homme (sang, lymphe), mais aussi les émotions et les sentiments. N’oublions pas que nous sommes constituées au minimum de 70% d’eau… 

Comme une discrète et fidèle compagne, elle va nous insuffler un maximum de son énergie durant son plein rayonnement. Instinctivement, l’intelligence cellulaire va accueillir cette force supplémentaire selon ses besoins. Les effets de la lune en seront régulateurs ou perturbateurs. Lorsque l’organisme est épuisé, il va naturellement rechercher l’apport énergétique supplémentaire de la Pleine Lune, durant sa période la plus vulnérable que sont les règles. Son épuisement sera par contre accentué si les règles surviennent en période de Nouvelle Lune par l’effet aspirant de celle-ci, pouvant se manifester par des tensions ou un malaise lié à un vide. 

Au contraire, si une femme est fatiguée par un trop plein de tensions nerveuses, la Pleine Lune risque d’accentuer ses symptômes et la rendre irritable ou insomniaque, alors que la Nouvelle Lune permettra de faire diminuer cet excès. Si la femme est naturellement en forme, elle pourra avoir ses règles en Nouvelle Lune ou en Pleine Lune sans en sentir d’effets perturbateurs. Les menstruations en Pleine Lune lui permettront alors d’aller puiser toute sa créativité intérieure pour la mettre à la lumière et faire surgir de nouvelles ressources. Observez durant quelle phase lunaire se manifestent vos règles ou votre ovulation et prêtez attention à votre état énergétique. 

Par le corps, s’exprime le flux de la Vie. Il est l’outil d’expression qui véhicule notre état d’être, avec sensibilité et réceptivité. La compréhension du mystère des cycles et de son vécu, ouvre chez la femme une voie d’épanouissement, de confiance et de liberté lui permettant de gérer tous les aspects physiques, émotionnels, psychiques et spirituels de sa féminité. »


Source : /lunaison de la femme, Karen Morand(PDF)

vendredi 8 septembre 2017

Féminité sexuelle et féminité maternelle


Qu’est-ce qu’une femme et quel est le corps de ses féminités ?

Le discours religieux affirme que la femme est issue de l’homme et a un double destin : d’être la femme de cet homme et la mère de ses enfants. « Alors Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Puis, de la côte qu’il avait tirée de l’homme, Dieu façonna une femme et l’amena à l’homme. Alors celui-ci s’écria : « A ce coup, c’est l’os de mes os, et la chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée « femme » car elle fut tirée de l’homme, celle-ci ! »

La psychanalyse adhère-t-elle à ces propos ? Non, bien évidemment. Notre propre existence et la pratique psychanalytique nous indiquent que la femme n’est pas un « complément » de l’homme, comme le disaient nos parents, mais bien un être parlant et désirant d’un sexe et pas de l’autre donc différent de l’homme. Cette identité sexuelle différente de celle de l’homme impliquera un destin différent aux expériences de satisfactions et d’insatisfactions, aux tensions entre plaisir et déplaisir, à la structure des fantasmes et au rapport du sujet à ceux-ci, à la structure des désirs dans son rapport à l’Autre et enfin à la mise en acte de ses jouissances.



Qu’est-ce que les deux sexes ont en commun ?

– Le ventre maternel d’où ils sont nés.
Quignard P. nous en décrit les caractéristiques. « Il y a un lieu connu en tout homme et inconnu : le ventre maternel. Il y a pour tout homme un lieu et un temps interdits qui furent ceux du désir absolu. Le désir absolu est ceci : l’existence de ce désir qui n’était pas le nôtre mais dont notre désir résulte.

Il y a pour tout homme une utopie et une uchronie (non-temps). Il y a un temps du mystère »

Le langage qui les a fait naître comme sujets du langage et donc du désir, ce qui implique une soumission aux lois de ce langage.

§  La nomination de la différence sexuelle qui les a fait naître comme sujets sexués et désirants. La subjectivation de cette nomination sexuée d’être d’un sexe et pas de l’autre et l’assujettissement à cette nomination impliqueront la formation d’un masochisme primordial qui viendra approuver les exigences de la réalité que cette nomination implique. En tant qu’il est érotisation d’une épreuve douloureuse, ce masochisme viendra apaiser l’angoisse de castration inhérente à la reconnaissance de la différence sexuelle. Angoisse de castration qui peut prendre entre autres comme figure l’angoisse du féminin et le désir d’enfant.

§  L’amour de/et pour la mère. Ce qui va définir la femme et ses féminités, c’est le rapport qu’elle va entretenir avec ces lois du langage qui lui ont ouvert les portes des désirs, des objets du désir et les jouissances et ce que cela implique : une vie sexuelle, des éventuelles maternités, une attention à son corps et à son image… Les rapports qu’elle va entretenir avec les manques qui affectent son corps, notamment le manque de l’autre sexe et enfin ce qui va définir le chemin, les chemins qu’elle va prendre pour construire son devenir femme au féminin.

Comme le disait Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient ». Ce "devenir femme", ce devenir de la féminité, se déploie sur un versant sexuel et sur un versant maternel. Ce qui fait dire, qu’il y a un féminin sexuel de la femme et un féminin maternel. C’est à ce féminin sexuel et à ce féminin maternel que la psychanalyse apporte une dimension autre et spécifique.

La première femme qui incarne les féminités pour l’enfant, est sa mère. Dans ce corps maternel, ce huis-clos maternel, réel, symbolique et imaginaire, se trouve inclus ou forclos, le désir de cette femme pour son enfant, mais aussi le désir qu’elle éprouve pour un homme, par exemple pour le père de cet enfant. Nous savons que cette modalité désirante ne sera pas sans conséquence pour le devenir de l’enfant.

Lorsque la fille est dite fille et qu’elle est porteuse d’un sexe féminin, il lui reste encore à faire en sorte que ce sexe soit le sien. Il lui reste à se reconnaître comme femme et à s’identifier femme dans ses féminités : sexuelle et maternelle.

Cette féminité à double visage, est un devenir jamais terminé, jamais acquis pour toujours et une fois pour toutes. Chaque relation amoureuse, chaque grossesse, chaque étape de vie, réinterrogent ce devenir femme au féminin. Et donc une femme est toujours en quête de la reconnaissance de ses féminités. C’est ce que nous constatons quand on voit combien les femmes sont parfois prêtes à tous les asservissements pour échapper à cette non-reconnaissance de leur féminité, pour échapper au rejet voire à l’abandon par celui dont elle attend cette reconnaissance.

On sait aussi comment le refus par l’homme de « faire un enfant » à sa compagne peut être vécu par elle comme une profonde négation de sa féminité. Plus d’une, quitte son compagnon à cause de ce refus.

Extrait du Bulletin Freudien n°37-38 par Nicole Stryckman



dimanche 3 septembre 2017

Cultiver des Graines de Joie


Peut-être que vous êtes actuellement à un point charnière dans votre vie, en pleine crise de sens, en plein questionnement par rapport à votre avenir, ce que vous avez réalisé ou non dans votre vie… Et vous vous dites que vous êtes peut-être passé à côté de votre vie, que vous avez mis de côté les choses les plus importantes pour vous ? Et vous vous demandez qui vous êtes vraiment ?

Peut-être que vous êtes une femme aux alentours de la quarantaine, vous avez tout misé ces dernières années sur votre job, votre épanouissement professionnel, pour devenir indépendante, autonome et vous jonglez en permanence entre votre famille, vos enfants et le travail ; vous vous êtes un peu oubliée. Vos enfants grandissent, ont de moins en moins besoin de vous…



Et vous êtes souvent stressée, en colère, frustrée, car vous sentez un décalage entre votre quotidien et vos désirs les plus profonds. Vous courrez dans tous les sens, sans jamais vous accorder de temps de repos, sans même prendre du temps pour vous ; vous en avez marre de ne rien maitriser avec cette impression de vous trouver dans un tourbillon que vous ne pouvez arrêter … Vous avez juste envie de poser vos valises, de vous arrêter, d’enlever ce poids des responsabilités sur vos épaules parce que cela devient insoutenable ? Vous vous sentez emprisonnée, à jouer un rôle qui n’est pas le votre … ?

Ou peut-être que vous arrivez à la cinquantaine, vos enfants vont bientôt quitter le nid et vous vous demandez ce que vous allez faire de votre vie, à quoi, à qui maintenant vous allez être utile … car vous avez toujours mis le focus sur vos enfants …et vous ne savez même plus de quoi vous avez envie. Vous ne savez plus vraiment qui vous êtes, où aller, vous vous sentez perdue, …

Et vous vous dites, quelle est maintenant ma raison de vivre, à quoi vais-je occuper mes journées ? Qu’est-ce que je vais devenir ? Qu’est-ce que va devenir ma relation de couple ? Vous avez peur du futur, cela vous stresse, que va-t-il se passer ?

Ou encore, vous êtes en plein divorce, séparation amoureuse, vous vous sentez perdue, sans repère, vos valeurs autour de la famille ont été bafouées, vous avez le sentiment d’être transparente, de ne plus exister, vous doutez sur votre capacité à séduire à nouveau et à reconstruire une vie de couple, vous vous sentez coupable ?!



Et vous vous dites : comment je vais m’en sortir ? Comment vais-je arriver à affronter la solitude ? Comment vais-je me reconstruire ? Vous avez peur de l’avenir !


Ou peut-être que vous venez de perdre votre job, et c’est tout qui s’écroule autour de vous car vous avez tout misé sur votre épanouissement au travail et voilà que vous n’êtes plus rien aux yeux de la société …



Vous vous dites : « comment vais-je retrouver du travail, qu’est-ce que je vais devenir, pourquoi je me suis faite virée ! » Vous doutez de vous, de vos capacités, vous n’avez plus confiance en vous, en la société, en la vie … vous avez peur du lendemain




C’est comme si vous aviez l’impression d’être dans un tunnel qui n’en finit plus … un tunnel sombre et vous vous demandez quand vous allez pouvoir en sortir !


Vous vous reconnaissez à travers l’un de ces portraits ? Nous sommes tous, à un moment donné ou à un autre de notre vie, confronté à la crise, à ces questionnements incessants, c’est un phénomène cyclique … Alors comment aborder au mieux ces phases critiques de notre vie, comment s’y préparer ou encore en sortir du mieux possible ? Comment faire de cette crise en cadeau ?

Et si cette crise, ces questionnements étaient salutaires, amorçant un vrai virage dans votre vie ?


Et si cette crise était là finalement pour vous réveiller, réveiller votre potentiel ? Vous permettre un « passage », une prise de conscience pour enfin grandir et vous révéler au monde ?



Comme si vous étiez jusqu’à aujourd’hui une graine en dormance…

Est-ce que vous savez que ce phénomène de « crise », de « stress » existe dans la nature … ? 




La graine, pour se réveiller et lever sa dormance, reprendre sa croissance, a besoin de chocs extérieurs comme le froid, le gel, parfois le feu (!), elles peuvent avoir besoin aussi de passer dans l’appareil digestif d’un animal ou subir l’action de bactéries … un vrai choc pour cette graine !


Un autre bel exemple des lois de la nature avec les sequoias géants qui ont besoin du feu pour se reproduire : la chaleur du feu permet de libérer les graines contenus dans les cônes, sans quoi ces arbres gigantesques ne pourraient se reproduire, libérer leur puissance et leur potentiel !



C’est plutôt une bonne nouvelle : vous entrez en réalité dans un processus de croissance … !


Et il y a toujours une lueur au bout du tunnel : même si le tunnel vous parait long parfois, sachez qu’on peut en ressortir plus rapidement que prévu si vous avez les bonnes clés et la bonne méthode entre dans les mains.

Imaginez maintenant que c’est possible de rayonner à nouveau, de sortir de ce tunnel, de se retrouver, de retrouver son chemin, d’être bien dans sa peau, retrouver le sourire, rayonner à nouveau de joie, vous sentir pleinement épanouie, rayonner à nouveau pour vous même, mais aussi pour vos enfants, parce qu’ils le méritent. Ils ont envie d’avoir une maman qui rayonne, qui les inspire… Oui, c’est possible !



Qui suis-je ? Virginie BERTRAND de MARLES

Quand allez-vous faire le 1er pas pour transformer votre vie ?

Que décidez-vous aujourd’hui ?




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mercredi 30 août 2017

Tu n’éduqueras pas des enfants dans l’esclavage, le fanatisme ou le sectarisme


Lorsque nous prononçons les paroles de Dieu dans le respect, nous amenons une bénédiction à l’intérieur des êtres. J’aimerais vous montrer comment un pasteur peut interpréter les psaumes. Je commenterai un psaume relié au commandement de Gabriel : tu n’éduqueras pas des enfants dans l’esclavage, le fanatisme ou le sectarisme. Nous sommes tous d’accord avec cette loi. Cela nous paraît évident, de ne pas conduire les enfants dans le sectarisme ou l’enfermement intérieur, mais nous conduisons les êtres dans ce que nous sommes nous-mêmes. Les enfants sont vulnérables comme de la terre à modeler. L’enfant veut tout goûter et la nature lui enseigne qu’il y a du bon et du mauvais. Plus tard, il comprendra qu’il n’y a pas de mauvais, que tout conduit vers la sagesse.


La façon dont nous accueillons les enfants dans la vie montre qui nous sommes réellement. Tu es ce que tu fais, ce que tu mets au monde. Jésus est toujours une référence, il dit : « Ce que vous faites au petit, c’est à moi que vous le faites. »
Nous voulons savoir ce que l’Archange veut nous dire à ce propos. Les commandements de Gabriel sont des mondes entiers, des organes précieux, des mystères. Ce n’est pas parce que tu entends la parole que tu la comprends. Nous pouvons les accueillir comme une source divine d’inspiration. Nous pouvons essayer de nous approcher de cette intelligence supérieure.
L’Archange dit : « On reconnaît l’élévation d’un peuple à sa façon de concevoir, d’accueillir et d’éduquer ses enfants. Pour chaque âge de la vie, il y a l’apprentissage et l’éducation, c’est pourquoi l’enfance demeure à travers tous les âges de la vie. »
L’enfance ne s’arrête jamais, mais si elle a été tuée, alors il n’y a plus d’apprentissage, plus de vie. La vie, ce sont les enfants et être enfant. Sans arrêt, tu es dans l’apprentissage, tu es un enfant à des degrés différents. La façon dont tu te comportes avec un enfant, c’est ta façon de te comporter avec la vie. Quand un enfant vient dans le monde, il vient de quelque part et son chemin est tracé devant lui. Il y a le Père et la Mère qui l’entourent comme le ciel et la terre dans la grande communauté. La terre et le ciel sont purs, mais le papa et la maman nous ne savons pas. La plus haute vision des parents est celle de l’amour. L’enfant est perçu comme un petit cœur, un amour. Pour la communauté et le gouvernement, la vision est plus commerciale, mais tous voient un être physique et non une âme qui vient d’ailleurs. C’est important de comprendre le regard qui est posé sur un être. Un enfant qui naît n’est pas séparé de la totalité des mondes.
Psaume : Il est évident que l’enfance ne doit pas être contaminée par une telle vision, ni enfermée dans un tel monde, c’est pourquoi je dis à tous les parents, les grands-parents et à toutes celles et ceux qui ont la fonction d’éduquer leur enfant ou les enfants, respectez le monde de l’enfance. N’y touchez pas et permettez aux enfants d’être des enfants libres dans leur monde à eux. Soyez des protecteurs, des accompagnateurs, des guides et non des dictateurs. L’expérience vous montrera que l’enfant ne pense pas, ne voit pas, ne comprend pas le monde comme peut le faire un adulte.
De 0 à 7 ans, l’enfant a besoin de se développer, il veut qu’on lui donne ce qu’il a besoin, apprendre à marcher, à parler, à manger, à regarder, à se servir de ses mains, de ses organes, c’est le centre du ventre en élaboration. Ensuite, il développe les sentiments et commence à dire « je t’aime » à ses parents, c’est le centre du cœur, l’éveil de la vie intérieure. La pensée se forme à partir de 21 ans, le centre de l’intellect. Avant d’être un homme, l’enfant doit apprendre à marcher. Il ne peut pas croire ou comprendre un concept s’il n’a pas les organes, l’intellect.
Psaume : Son approche, son mode de fonctionnement, son apprentissage sont animistes. Sachez que le monde de l’enfance est animiste.
Les adultes ont peur des enfants, de les laisser libres. C’est troublant, même les religieux croient en Dieu, mais ils passent leurs temps à se protéger contre Lui. S’ils croyaient en Dieu, ils auraient confiance en ce monde.
Lorsque l’enfant se retire tout seul pour jouer, il vit avec un monde. Il parle aux objets et des êtres derrière eux lui parlent. Il parle vraiment avec des êtres, mais il ne peut pas l’expliquer, car il n’a pas l’intellect, ni de sentiment maîtrisé.
Je me rappelle quand j’étais enfant, il y avait un monde autour. Nous sommes entourés par des êtres et nous sommes une graine qui touche la terre pour fleurir. Ce sont des mondes d’éveil bienveillants où l’enfant est naturellement dans l’extase.
Psaume : Ne le conduisez pas à devenir un petit enfant modèle.
C’est la poupée Barbie, les concours américains de danse. Naturellement dans la vie, l’enfant rencontre le plaisir, le bonheur qui le guide, puis il rencontrera le mal. Il sera surpris, décontenancé, perdu et hurlera. C’est la catastrophe, il est entier. Si la maman vient et commence à chanter, à le cajoler, à le bercer, alors il retrouve la bienveillance.
Ce qui guide l’enfant, c’est le plaisir, ce sont les racines de l’existence. Le déplaisir le redresse. Le bonheur, la félicité, c’est le tronc de son arbre qui est bien étanche et préservé pour permettre l’épanouissement, la floraison de l’intellect dans les branches, le partage avec les Dieux. L’intellect est un être de lumière ; par lui, tu peux faire des choix, développer ton intérieur. Nous allons vers les autres par l’intellect et pas forcément par le centre du cœur.

Si l’amour reçu n’est pas redonné, il est trahi parce que l’amour doit être dans l’expansion. Si l’intellect devient sombre, c’est l’avidité, tu regardes les enfants comme des produits pour avoir la puissance économique.
Il n’y a pas pires fanatiques que ceux qui luttent contre les sectes. Ils sont persuadés de ne pas être dans une secte alors qu’ils y sont, car ils luttent contre ceux qui ne pensent pas comme eux. Il n’y a pas de liberté.
Qu’est-ce que c’est marcher sur la terre, écouter des paroles, la méditation, la respiration, regarder, goûter ? C’est un plaisir, une bienveillance, un partage. Souvent les religieux ont condamné le plaisir et les matérialistes l’ont enfermé, alors qu’il faut le libérer. Quand tu as ces trois centres, les racines, le tronc et la floraison, un autre apparaît et tu es dans tous les êtres, dans ton être plus grand, tous les êtres sont honorés, c’est la sainteté.


SOURCE : Olivier Manitara, Cookshire, matin du dimanche 22 février 2015* Enseignement Essénien

samedi 26 août 2017

Le saut de la mort de la femme bison-blanc


Une jeune Santee était amoureuse d’un jeune homme qui la courtisait, mais les parents de la jeune fille refusaient qu’elle se marie avec lui, et ils quittèrent leur village pour s’installer plus au nord afin de séparer leur fille de son soupirant. Là, ils lui choisirent un riche et vieux chamane pour époux. La jeune fille avertit ses parents qu’elle n’aimait pas cet homme et se suiciderait s’ils l’obligeaient à l’épouser. Ils ne tinrent pas compte de ses avertissements et insistèrent pour qu’elle devienne la femme du vieux chamane. Elle ne vécut que peu de temps avec son mari, ne lui adressant jamais la parole.



Un jour elle empaqueta sa plus belle robe et partit dans les bois. Son époux, mécontent, l’observait sans qu’elle le voie. Il la suivit et la vit grimper en haut d’un rocher surplombant une chute d’eau. Alors, elle se peignit le visage, enfila sa belle robe et dénoua ses nattes, laissant sa lourde chevelure tomber sur ses épaules. Elle resta assise un moment, l’air triste, puis entendant un bruit, s’aperçut de la présence de son mari. Elle s’adressa enfin à lui : « Je ne veux pas de toi et pourtant tu m’as suivie jusqu’ici. » Elle entonna alors un chant de mort, ramassa son châle, s’en couvrit le visage et sauta du rocher.

Le chamane se pencha pour voir ce qui était arrivé à son épouse. A mi-chemin entre le rocher et l’eau, un épicéa poussait sur une saillie. La jeune femme était accrochée à l’arbre et se trouvait suspendue dans le vide. Durant quelques minutes, elle se balança au bout d’une grosse branche puis l’homme la vit tomber et s’écraser sur les rochers. Pendant des années, chaque fois que quelqu’un se promenait par là et évoquait le saut de la jeune femme, les vagues devenaient si hautes qu’aucun canoë ne pouvait franchir cette passe.

La Femme-Bison-Blanc, une légende matriarcale

Important personnage de la mythologie lakota La Femme Bison Blanc, l’envoyée du Grand Esprit, est censée avoir apporté au peuple lakota la Pipe Sacrée. Elle est considérée comme la médiatrice entre le Grand Esprit et le monde terrestre. La légende de Pte San Win, la Femme Bison Blanc, pourrait remonter à environ cinq cents ans et correspondre à un fait historique. Certains Lakotas pensent que Pte San Win est une personnification de Wohpe (Etoile Qui Tombe) la fille du Soleil et de la Lune, la médiatrice entre le monde terrestre et le monde céleste.

La tradition orale des Lakotas raconte qu’il y a bien longtemps, alors que le peuple lakota connaissait une période de famine et de trouble, deux jeunes chasseurs qui s’étaient éloignés dans la prairie ont vu venir à eux une belle jeune fille vêtue de blanc et portant un paquet sur le dos. L’un des chasseurs fut saisi de « mauvaises pensées » (sexuelles ?)et s’approcha d’elle. Un nuage les enveloppa. Quand il se fut dispersé, le jeune homme gisait aux pieds de la jeune fille, dévoré par des serpents.

La jeune fille demanda à l’autre chasseur de la conduire à son village, car elle avait un message important à délivrer à son peuple. Le chef Helogecha Najin (Corne Creuse Debout) fit préparer une grande loge pour la recevoir. La femme mystérieuse entra dans la loge dont elle fit le tour dans le sens de la marche du soleil et s’arrêta devant le chef assis à l’Ouest. Elle retira de son sac une petite pierre rouge et ronde et une Pipe. Tenant la Pipe à deux mains, elle dit :

« Avec cette Pipe de mystère, vous marcherez sur la Terre qui est votre Grand-Mère et votre Mère, et qui est sacrée. Chaque pas que vous ferez sur elle sera comme une prière. Le fourneau de la Pipe est de pierre rouge et il est la Terre. Le jeune Bison qui est gravé sur la pierre représente les êtres à quatre pattes qui vivent sur votre Mère la Terre. Le tuyau de la Pipe est en bois et il représente tout ce qui croît sur la Terre. Ces douze plumes sont de Wanbli Gleshka, l’Aigle Tacheté, et elles représentent tous les êtres ailés de l’air. Tous ces peuples et toutes ces choses de l’Univers sont liées à celui qui fume la Pipe. Tous envoient leurs voix à Wakan Tanka, le Grand Esprit. Quand vous priez avec la Pipe, vous priez pour toutes ces choses et avec elles … Chaque aurore qui vient est un événement sacré, et chaque jour est sacré, car la lumière vient de votre Père Wakan Tanka. Et vous devez toujours vous souvenir que les Hommes et tous les autres êtres qui se tiennent sur cette Terre sont sacrés et doivent être traités comme tels ».

Ayant remis la Pipe entre les mains d’Helogecha Najin, elle montra les sept cercles dessinés sur la pierre ronde qu’elle avait posée sur le sol. « Ces cercles représentent les sept rites dans lesquels la Pipe sera utilisée », dit-elle. Elle sortit de la loge et trouva le peuple assemblé. Elle lui donna des instructions sur la manière dont il devait vivre. Elle recommanda aux chefs la sagesse dans leurs décisions et le dévouement à leur peuple. Elle dit aux hommes qu’ils étaient les défenseurs du peuple, les pourvoyeurs de leur famille et de tous ceux qui se trouvaient dans le besoin. Aux femmes, elle recommanda l’abnégation, la diligence dans leurs travaux et le dévouement à leurs enfants. A tous elle demanda d’observer les quatre vertus de courage, de force d’âme, de générosité et de sagesse. Avant de quitter le camp, elle se tourna vers Helochega Najin :

« Regarde cette Pipe ! Rappelle-toi toujours combien elle est vénérable, et traite-la en conséquence. Souviens-toi ! En moi sont quatre âges. Je m’en vais à présent, mais je veillerai sur ton peuple au cours de ces quatre âges et à la fin, je reviendrai ».

Les femmes, leur a-t-elle dit, ont une telle puissance de voyantes et de guérisseuses, due à leurs « lunes », que les hommes sont comme des enfants comparés à elles. Alors, pour que les hommes puissent vivre des intensités comparables à ce que vivent les femmes, la femme Bison blanc leur donna 7 cérémonies.

Selon Black Elk, à la venue de la Femme Bison Blanc, les Lakotas pratiquaient déjà le rite de Purification dans la « sweat lodge », la loge à transpirer, et le rite d’Imploration d’une Vision. Après la visite de la femme céleste, les cinq autres rites leur ont été révélés à travers des visions. L’invocation avec la Pipe des pouvoirs des quatre quartiers de l’Univers est à lui seul un rituel. Il est suivi de la Garde de l’Ame des défunts, de la Danse du Soleil, de l’Apparentage entre deux personnes ou deux nations, du Rite de Puberté des jeunes filles et du Lancement de la Balle.

  • L’Inipi ou hutte de sudation fut donné aux hommes pour qu’ils puissent vivre des intensités comparables à ce que vivent les femmes lors de leurs « lunes », de leurs règles, et qu’ils puissent eux aussi avoir accès à l’état de « voir ». En 1975, le collège des anciens des tributs lakota, constatant que l’art de passer la « porte des lunes » était perdu chez les jeunes femmes modernes, les autorisa à entrer, elles aussi, sous la hutte pour retrouver de cette manière leur état de « voir ». C’est pourquoi Wallace Black Elk demande de faire des huttes mixtes.

  • L’imploration de vision, improprement nommée en français « quête de vision », se passe en pleine nature, quatre jours en prière et en jeûne pour que l’Esprit, Wakhan Tanka, accorde une vision signifiante qui nourrisse l’âme et inspire la vie.

  • Participer à la cérémonie de la danse du soleil n’est pas un passage de la puberté à l’âge adulte comme on l’entend dire souvent, mais le résultat d’un vœu. C’est une épreuve douloureuse, librement choisie et consentie, qui permet à l’homme de vivre des intensités comparable à la femme lorsqu’elle accouche. Cette intensité fait entrer dans l’état du chaman, voyant guérisseur, pendant quelques jours.

  • Les autres cérémonies, jeu de balle, apparentement, présentation de la jeune fille et le rituel du garrottage, ne sont plus ou peu pratiqués.
S’étant éloignée dans la prairie, elle se changea successivement en un jeune bison blanc, puis en un jeune bison roux, puis jaune, puis noir et disparut derrière la colline. Les paroles attribuées ici à la jeune femme sont citées par Black Elk dans le livre de John E. Brown, « Le Sacred Pipe », (Les Rites secrets des Indiens Sioux).

Vidéo : La Femme-Bison-Blanc.