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samedi 18 février 2017

Le Rayon Féminin envoyé pour neutraliser les Forces des Ténèbres



Lorsque l'ancienne civilisation de l'Atlantide eut atteint le même point d'évolution que nous avons atteint aujourd'hui, il y avait peu de différence entre hommes et femmes hormis les différences physiques évidentes. À ce stage de leur évolution, les atlantes découvrirent que le son, comme notre technologie au laser d'aujourd'hui, pouvait être utilisé pour plusieurs merveilleuses méthodes de guérison. Mais du côté diabolique, les soi-disant fils de Bélial dans l'Atlantide, voulaient utiliser cette invention pour faire la guerre. Comme une balle, le son pouvait viser le cour d'un homme et le faire exploser. Des masses pouvaient être exterminées d'un seul coup. Sur cette question, un grand désaccord surgit entre les hommes et les femmes de la communauté scientifique de l'Atlantide. Curieusement, d'un côté il y avait beaucoup de femmes tandis que de l'autre côté, une majorité d'hommes avec quelques exceptions. Les femmes soutenaient que "simplement parce que l'on peut faire que chose cela n'est pas une raison pour le faire. Où en sommes-nous de notre éthique et de notre morale? Où est notre conscience?"

Le côté opposé, composé surtout d'hommes, répliquèrent que les femmes avaient le cerveau affaibli. Elles laissaient la sentimentalité entraver le progrès scientifique. Les hommes ont donc lancé une campagne contre les femmes pour les discréditer, les humilier et les déprécier. Ils ont gagné la partie et malheureusement ils ont aussi détruit leur civilisation avancée.



L'influence du Rayon Féminin à partir de l'an 2000

Ces mêmes âmes masculines sont venues occuper la terre depuis des siècles, apportant avec elles les mêmes antagonismes qu'elles nourrissaient à leur départ de l'Atlantide. Ceci a créé une civilisation "macho" où les hommes dominent le pouvoir dans les affaires, dans la politique. Ce rayon masculin dominant déséquilibré est essentiellement associé avec les soi-disantes races blanches sur la terre et il a tendance à prendre et à dominer les choses par la force. Ces âmes promeuvent le syndrome que "la force donne le droit". Il en résulte que la terre, encore une fois, se trouve au seuil de la guerre et de la destruction comme autrefois en Atlantide.

Afin de contremander cette domination et avec espoir apporter un équilibre à la situation belliqueuse sur terre, la Mère Divine a décrété qu'au début de l'année 2000 de notre calendrier occidental, elle lancerait le Rayon Féminin sur la terre. Ce rayon répand la beauté et il est préservé, encouragé, nourri, protégé et supporté dans tous ses attributs de beauté. Et chacun qui va à l'encontre sera aussitôt frappé et noyé sur les lieux par une avalanche de son karma.

En d'autres mots, partout sur cette planète, quand hommes et femmes (cela n'a pas d'importance) s'alignent avec ce rayon masculin dominateur déséquilibré, ils vont échouer ou ils seront totalement neutralisés. Ce rayon masculin dominateur déséquilibré ne peut plus persister, parce qu'il est contraire au Plan Divin pour la planète.

Comme le Rayon Féminin prend de la force et de l'importance, le rayon masculin sera rééquilibré et deviendra l'autre côté de la médaille, pour ainsi dire. Il est inévitable que toutes ces forces dominantes masculines soient dévaluées, dissoutes, qu'elles perdent leurs griffes, et qu'elles soient écrasées si elles refusent de voir la beauté de l'AMOUR.

La force pour contremander le rayon masculin dominateur devait venir directement de la plus Grande et la plus Haute Source, le côté Féminin de Dieu. Ce côté sait que la patience, la tolérance, le pardon et la souffrance sont tous de beaux attributs que le cour féminin apporte à la maternité et exprime à ses enfants.

Et pourtant, ces mêmes attributs peuvent être appliqués à la malice dans le cours des adultes, à son petit ami, mari, et n'importe quel autre adulte. Mais ils sont atténués par des : "Oh, ça va, Vas-y, Continue, J'oublie ça." Ceci est perçu comme la soi-disante "faiblesse des femmes."

Autrement dit, le coeur féminin se montre beaucoup trop indulgent envers ces égoïstes dominateurs qui pensent plus à eux-mêmes qu'aux autres.
Alors ces tendances seront maintenant anéanties et détruites par la grâce de Dieu Tout Puissant.

Les femmes, la conscience de l'Humanité

C'est pourquoi il est dit, avec plus de vigueur de nos jours, que les femmes sont la conscience de l'humanité. Ne pas l'écouter est de se placer dans un état où l'on est totalement irresponsable. Donc aujourd'hui nous parlons d'un retour à l'amour, un retour à la conscience, un retour à la droiture. L'on peut vous dire que cette tendance est inévitable. Ce n'est qu'une question de temps, de cycles. Maintenant advient le plus glorieux des temps, quand les choses commencent à montrer les dents. Dans ce cas, c'est le grincement des dents.

Maintenant vient le temps que le Maître Jésus a prophétisé il y a deux milles ans, "Ceux qui s'humilient seront exaltés, ceux qui s'exaltent seront humiliés."


vendredi 17 février 2017

La femme pour combattre la folie du monde



Plus que jamais, le côté féminin de l'humanité est appelé, de manière urgente, à accomplir sa part pour équilibrer les actions de l'homme. Sans cet aspect critique de l'équation cosmique, l'homme ne connaîtra ni la paix ni la libération de l'âme qu'il recherche tant. Celles qui se sont incarnées en tant que femmes au cours de cette vie sur terre, auront à faire face à des défis et à des situations particulières avant que l'humanité puisse faire des progrès. Ceci demande non seulement la renaissance de l'aspect féminin, mais aussi un réajustement de l'aspect masculin, celui-ci étant actuellement trop prononcé chez l'homme en général.




Ce message, livré le 28 juillet 2001, a été adressé à un groupe de femmes pour solliciter leur aide afin de s'occuper de la folie dans laquelle notre planète s'est engouffrée.

Vous voyez, mes chères, en ce temps-là, rien ne ressemblait à ce que vous pouvez probablement apprendre dans vos écoles d'aujourd'hui. Vous connaissez l'histoire, mais elle n'est pas comme ça, comme beaucoup de choses dans l'histoire ; comme mentionné par Sir Arthur, « c'est seulement un récit, c'est tout ».

Je parle de cela, car pendant cet événement, le dernier Thanksgiving, que je crois certaines parmi vous célébriez à la maison du médium ; Jill et Sir Arthur convoquèrent une réunion plutôt inattendue qui a fait sursauter plus d'une personne et surpris par son franc-parler, car plutôt que d'être un petit message réconfortant du genre : « Oh! Vous avez eu votre charmant Thanksgiving, votre Action de grâces, voilà qui est bien, bien, bien ». Eh bien ! il dit alors que votre planète, cette planète, est sur le point d'être engloutie par une onde de folie. C'était le mot employé, folie. Il est entré dans les détails, je crois, sur la manière dont cela se produirait. Si certains d'entre vous veulent l'entendre, je crois que des copies existent.

Eh bien, il n'est pas de ceux qui mâchent leurs mots, encore moins les fabriquerait-il. 
Et si vous prenez la peine de le remarquer, il y a bien eu de la folie, n'est-ce pas ? Oh ! oui ! Assez pour tout le monde ?

Je le pense. Bien, ça a tout à voir, comme on dit, avec certains facteurs de l'univers, la soi-disant ceinture de photons et ainsi de suite. Et pourtant, vraiment, se pourrait-il que cette soi-disant ceinture de photons incite des gens totalement sains, et une planète en équilibre à devenir soudainement fous? Je ne le pense pas. Je pense que lorsqu'il pleut, et que ça coule, c'est parce qu'il y avait une fuite qui ne pouvait résister à la pluie, ne pensez-vous pas? La pluie n'a pas soudainement créé l'ouverture. De même avec la folie, mes chères. Ce qui arrive aujourd'hui, n'est que la folie latente de la planète, une planète qui, hormis certaines exceptions, et je crains de ne pouvoir vous en donner une à l'échelle nationale, mais je me réfère bien sûr aux individus, au corps des individus, à l'exception de ceux, par qui la planète est devenue folle, folle depuis un temps déjà. Cinq décennies pour être plus précis. Cinquante ans de démence.

Que s'est-il passé ?

La Grande guerre a bien, j'hésite à le dire, été gagnée. Est-ce qu'une telle chose peut-elle être gagnée? Disons plutôt, a été réglée à un terrible, terrible prix. Et je vous dis, mes chères, comme chaque fois que l'on ne calcule pas le prix qu'on est prêt à payer pour quelque chose que l'on est obsédé à gagner, ça coûte trop cher. C'est un peu comme si les terribles bombardements de Nagasaki et Hiroshima avaient libéré une terrible force, mais qui s'est retournée contre ceux-là mêmes qui l'ont lancée. Y a-t-il plus fous que les Américains? Je ne sais pas. Et quand je dis ceci, mes chères, j'ai confiance dans le fait que vous devinez que je ne suis certainement pas en train de tenir une sorte de tribune politique. J'ai de meilleures choses à faire et vous aussi. Non, je dis que votre pays, votre magnifique pays, le plus magnifique du monde de bien des manières et pour des raisons variées, est aussi le plus attrayant pour ces pouvoirs qui gouvernent ces choses jugées utiles à la promotion de leur folie. Ainsi nous pouvons vraiment dire que c'est bien américain quoique l'Amérique semble être malheureusement le promoteur majeur, où l'instigateur et même la principale victime de cette démence.
Qui regarde plus la télévision que les Américains ? Personne.

Méfiez-vous de vos postes de télévision, mes chères. Méfiez-vous. Ce qui est transmis par eux est bien plus et bien moins que ce que vous pensez être du divertissement. Regardez, ceux-ci sont apparus et, pourrions-nous dire, ont été distribués, pendant la décennie des années cinquante approximativement. Peu de temps après, il y eut une certaine rencontre clandestine, entre votre propre président M. Eisenhower et les membres d'une race non terrestre. Vous en avez peut-être entendu parler. (Voyez le message ci-dessous sur les Forces Sombres).

Oh! oui. C'est arrivé. M. Truman a été impliqué aussi. Le point étant, mes chères, que des alliances impies ont été conclues et complotées non pour enrichir, non pour illuminer, elles ont aussi été lancées sur vous, sur tous. Ces choses doivent être comprises, afin que nous sachions à quoi nous en tenir, car je vous appelle, sœurs de compassion, mères de demain, et je vous demande, j'enrôle votre support afin d'être telles des infirmières dans le grand hôpital de la Divine Mère qui existe où que vous soyez. Vous êtes cet hôpital, comme le sont d'autres. C'est un hôpital non pas pour les malades mentaux, mais plutôt pour les personnes mentalement équilibrées et saines afin qu'elles puissent regagner et garder leur santé mentale, leur bon sens et ne plus jamais les perdre.

Chacune de vous ici a souffert de cela. Vous avez toutes été mentalement malades. Certaines le sont encore. Ce n'est pas une cause de honte. Pas du tout. Au contraire, c'est une question d'honnêteté. Ne pouvez-vous, chacune de vous, attraper un rhume? Il n'y a pas de raison d'être embarrassée de cela. Certaines de vous se plaignent de leurs soi-disant douleurs menstruelles. Vous n'y pensez pas à deux fois avant de le mentionner durant le déjeuner. Certaines se plaignent de maux de tête, un peu trop souvent, ajouterais-je. Et ceci n'est pas une critique. Je veux dire que si vous le mentionnez si souvent, mes chères, c'est que quelque chose doit aller affreusement mal. Ce n'est pas naturel d'avoir mal à la tête. Cela devrait être une exception, mais jamais la règle.

Pour certaines c'est plus profond. Le point étant que vous devez vous saisir de votre propre santé mentale, là où elle en est, dès maintenant. Et ne plus la laisser glisser hors de vous. Vous ne pouvez-vous le permettre. Vous ne pouvez vraiment pas vous le permettre. Je vous le dis à tout moment, les eaux montent et vous ne pouvez-vous permettre de perdre pied, car cela pourrait être votre dernière fois.

Je ne suis pas ici pour effrayer, menacer. Je suis ici pour alerter, pour réveiller, pour suggérer avec espoir que chacune de vous et toutes celles partout qui devraient entendre ces mots, en viennent à savoir que la santé mentale est pareille à, eh bien, une ligne tracée dans un champ où se joue une partie de football américain. Vous savez, si vous connaissez un peu ce jeu et, bien que je réalise que c'est un domaine d'homme, qu'il y a des divisions, la ligne de 10 verges, la ligne de 20 verges et ainsi de suite, et que le but bien sûr est d'atteindre l'autre côté et d'y rester, d'y revenir aussi souvent que vous pouvez, à n'importe quel prix, l'idée étant de ne pas laisser l'ennemi gagner le contrôle. Ne laissez pas l'ennemi gagner du terrain sur vous.

Si vous étiez en train d'escalader une montagne, vous la verriez comme ne perdant pas de terrain, c'est-à-dire, ne glissant pas vers le bas. Je dis qu'il est mieux de ne pas progresser que de régresser. Alors, gardez votre santé mentale, mes chères, pour ne pas perdre pied et aussi parce que cela peut aider celles qui l'ont perdu. Il en est de même pour ce recrutement auquel je me référais, je suis ici pour solliciter votre amour, votre aide, votre attention et peut-être aussi votre patience afin que vous sachiez toutes que cette folie, ce règne de terreur, n'est pas terminé, en fait il n'a pas encore atteint son sommet. Je parle en général et pas de cas particulier ici, alors s'il vous plaît, n'ayez pas peur.

Je suis seulement en train de dire que vu dans l'absolu, nous observons cette planète et tous ceux qui en font partie, ses habitants notamment, tous soumis à des ondes de cette chose et ceci nous mène au prochain sujet : les ondes. Ondes, certainement. Ondes d'énergies, mais énergies de qui? Que des énergies humaines évidemment. Des ondes générées par le mental des humains, qui est embrouillé, coupé de sa source divine, temporairement perdu, égaré, effrayé et par conséquent, rendu fou.

Je ne parle pas ici de définitions cliniques. Je me réfère à la santé mentale émanant de l'amour, de la paix et, dans un sens, de la relation au divin; et la folie, c'est l'absence de cela. Donc, redéfinissons la santé mentale et la folie. Et que ce soit clair que cette guerre sera gagnée. En parlant de guerre, cela me reporte en arrière aux jours de la Grande guerre, et croyez-le ou non, à une très effrayante circonstance, avec les bombes tombant sur Londres.

Nuage Rouge (Red Cloud, mon guide) me fit monter sur le porche d'un bâtiment bombardé, pour m'adresser à tous ces gens qui cherchaient dans les décombres peut-être leurs proches bien-aimés, et déclarer : « Cette guerre ne sera pas perdue! Le prix qui a été payé en sang ne l'aura pas été vainement! Courage, cher peuple, et ne permettez pas à l'ennemi de nous vaincre, en abdiquant de vos trônes de foi personnelle, de pouvoir, d'équilibre et de santé mentale. » Et ce furent les mots que j'utilisai. Difficile à imaginer que je serais ici à nouveau à répéter la même chose.

Considérez cela. Mes chères, considérez-le. Vous devez faire attention de ne pas vous plonger dans une telle dégringolade émotionnelle. Car vous savez que c'est toujours une question de choix, n'est-ce pas? Oh! Oui. Cela ne veut pas dire que nous jugeons nos camarades, certainement pas. Au contraire, la pitié n'est que plus grande car ils n'ont pas la lucidité, la prévoyance de voir où, dirions-nous, leur résistance à se contrôler a mené. Ne le faites pas, mes très chères. Tenez votre place. Ne cédez pas à la tentation d'agiter vos mains en l'air et à vous comporter en aliénée. S'il vous plaît. Cela ne fonctionne pas, n'aide pas, ne guérit pas, n'aime pas. Cela ne s'inquiète de rien. Ne le faites donc pas, je vous implore. Soyez aussi saine que vous l'êtes car toute chose s'engendre d'elle-même, vous savez, par la loi cosmique du momentum. Ce que vous êtes, EST, et s'accroît constamment. Ainsi, si vous deviez choisir la folie, eh bien, sachez à quoi vous attendre. Regardez ceux qui font du ski. Peuvent-ils s'arrêter ?

Mes chères, ceci est le dernier obstacle sérieux pour notre planète avant d'atteindre son illumination. C'est l'antithèse de l'illumination, n'est-ce pas ? La folie. Quel est son opposé, si ce n'est celui d'un être de lumière, si on pense en termes d'opposés de tout. Bien évidemment quelqu'un non seulement pas illuminé mais assez fou et loin de la paix et de la joie qui caractérisent toujours la présence de la vision divine.




Version Audio en anglais : Téléchargement de l'Audio


Estelle Roberts, voir son autobiographie : Fifty Years a Medium - New Age Spiritualist Mission

mardi 14 février 2017

A L’écoute de toutes ses émotions



Écouter nos émotions pour libérer la colère, la tristesse et la peur et laisser notre joie profonde et innée jaillir de nous !

La joie fait partie de la famille des émotions que nous ressentons, avec la colère, la tristesse et la peur. Elle nous dit que nous sommes satisfaits, c’est-à-dire que des besoins en nous sont satisfaits. Elle est associée au plaisir, à la détente, à un ressenti agréable…

Avec l’émergence de la pensée positive, on peut penser que la joie et le bonheur se développent en se concentrant sur les choses positives.  Alors, oui, le fait de se concentrer sur ce qui nous satisfait, ce qui est beau autour de nous, ce que nous avons, ce que nous sommes capables de faire, sur ce dont nous sommes fiers-fières, sur ce qu’on aime, contribue à cultiver la joie et le sentiment de satisfaction.  Cet outil permet de se rappeler que, à chaque instant, je peux ressentir les quatre émotions vu qu’elles habitent toutes en moi en permanence, c’est-à-dire que je peux à chaque instant trouver une pensée qui me rendra triste, comme une qui me rendra joyeuse. J’ai donc ainsi le choix de me concentrer plus sur le ressenti de la joie que sur le ressenti des émotions désagréables. 



Mais cet outil ne me satisfait pas entièrement.

Que faire des émotions désagréables qui surgissent en moi et qui prennent tellement de place que la joie ne m’est plus accessible ? Est-ce que je dois les rejeter ?

Soit, ces émotions sont désagréables à vivre et à faire vivre aux autres. Leur présence dérange, surtout quand on ne sait pas quoi en faire. Souvent, on n’a pas appris à les gérer sainement et sereinement ni à les comprendre. Et on peut préférer mettre toute son énergie à essayer de les faire taire afin qu’elles ne se manifestent plus et qu’on soit tranquille !

Vaine tentative ! Vous avez sûrement fait l’expérience de cette fameuse goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ou bien de cette déconnexion avec nous-mêmes qui fait qu’on ne sait même pas ce qui nous met vraiment en pétard ou nous déprime tant et ainsi nous prive de la possibilité d’agir sur la cause !  Sans parler des maladies psychosomatiques qui révèlent ces enfouissements.

Cultiver la joie est pour moi une invitation à l’écoute des émotions qui surgissent et également des émotions désagréables. C’est leur donner de l’espace. C’est accepter qu’elles vivent en moi. C’est envisager qu’elles ont un message important à me transmettre par rapport à la situation que je vis. C’est s’ouvrir à elles et ne pas les juger ni les enfermer dans la case « me pourrissent la vie et je serais mieux si elles n’étaient pas là ! »

L’écoute et la considération des émotions sont pour moi le chemin vers la joie, la vraie, la durable. La joie est notre état naturel.
Une fois que l’émotion désagréable s’est sentie entendue et comprise, alors elle cesse instantanément de se manifester, et la joie revient ! Il n’y a pas besoin de se battre pour que la joie soit au rendez-vous ! Les enfants pleurent à chaudes larmes et une fois que leur chagrin a été écouté et pris en compte, il cesse et ils repartent jouer comme si rien ne s’était passé.

L’écoute signifie :

- Prendre du temps ;
- Se connecter à soi : se concentrer sur soi et laisser émerger ce qui vient ;
- Accueillir ce qui est en essayant de ne pas juger ;
- Écouter les jugements qui arrivent (sans se juger !) ;
- Être avec ce qui surgit.
Par exemple, en faisant une activité qui amène à la concentration et à l’introversion (méditation, marche…), en utilisant un support (écriture, dessin…), en en parlant à une personne bienveillante et dans l’accueil, etc.

Quel message les émotions désagréables ont-elles à nous dire ?

Elles nous disent qu’un besoin n’est pas satisfait. C’est un voyant rouge sur notre tableau de bord, c’est un signal lumineux qui nous dit « quelque chose ne va pas ». Tous les êtres humains ont les mêmes besoins à satisfaire. Il y a des besoins physiques (boire, se nourrir, avoir chaud…) et des besoins psychologiques (se sentir aimé, reconnu, en sécurité, autonome, avoir une orientation, pouvoir être créatif…).

Ainsi, la colère nous informe que l’objet de cette colère est considéré comme une menace à notre bien-être et elle crée en nous une grande force pour nous battre contre cette menace. La tristesse nous informe que nous ressentons un manque et permet de prendre le temps de faire le deuil. Et la peur nous informe qu’il y a un danger et déclenche en nous des réactions physiques qui nous aident à faire face au danger plus efficacement.

Est-ce acceptable d’exprimer ses émotions ?

Accueillir ces émotions désagréables, c’est aussi se libérer des jugements qu’on a sur elles, du fait qu’on les ressente. Selon notre histoire et notre éducation, nous pouvons avoir des croyances sur l’interdit d’exprimer certaines émotions, voire toutes : « une petite fille est laide quand elle se met en colère », « un garçon qui pleure est une femmelette », « pour survivre, tu ne dois pas avoir peur », « il faut être positif », « ressentir des émotions, c’est être faible »…

Or tout le monde, y compris les animaux, ressent ces émotions. Elles s’expriment en premier lieu par notre corps (accélération du battement du cœur, frissons, tétanie…). Elles font donc partie de nous. Elles vont et viennent au gré des situations, nous informant si ces situations nous conviennent ou non. Elles nous permettent de réajuster nos décisions et nos comportements pour être satisfait profondément. Elles sont là pleinement à notre service et pour nous guider vers l’épanouissement.

Cultiver la joie est un chemin. Un chemin merveilleux vers le dialogue et la connaissance de soi, vers le pardon et la guérison, vers la libération de ce qui nous pèse et des non-dits. Un chemin à la rencontre de notre joie intérieure, celle qui nous habite naturellement.

À chaque instant, notre être nous donne les clés par un ressenti de ce dont il a besoin pour se sentir en joie. À nous de l’écouter et de lui tendre les bras !


Laure GUIGARD
consciencejoyeuse.com 
consciencejoyeuse@mailoo.org


jeudi 9 février 2017

Le masculin sacré : un nouveau paradigme



Durant pratiquement 20 siècles, c’est l’énergie masculine qui a été mise à l’honneur dans le fonctionnement global de la société et on peut certainement considérer que la prééminence de cette énergie masculine a permis une compréhension rationnelle du monde ainsi qu’une avancée technologique éblouissante.

La libération féminine a permis aux femmes d’intégrer en elles-mêmes et d’utiliser leur énergie masculine mais elles ont peut-être perdu en route le mode d’emploi de leur énergie plus spécifiquement féminine : ce déséquilibre les coupe de leur propre source et les mène à une certaine forme de dessèchement, aboutissant à de nombreuses dépressions chez les femmes.

     Ce constat a amené à la conscience collective l’importance de redonner à l’énergie féminine une place plus importante dans notre société et nous voyons fleurir, avec grand bonheur, de plus en plus de réflexions et d’initiatives visant à promouvoir le concept du féminin sacré.


      
Quelles conséquences pour les hommes ?

Faire l’éloge de l’énergie féminine est une bonne chose mais ce n’est pas sans conséquence sur la manière dont les hommes ressentent et vivent leur propre place… Et il faut reconnaître qu’ils ont parfois un peu de difficultés à trouver leurs propres balises. Et cela d’autant plus que, élevés essentiellement par des femmes, leurs spécificités masculines sont souvent méprisées, rejetées, fustigées…

Perdus entre les anciens repères assimilés à un machisme inadmissible et les nouveaux repères féminins qui ne correspondent pas nécessairement à leur véritable nature ni à leurs aspirations profondes, les hommes de demain ne risquent-ils pas d’être affaiblis voire paralysés ?

Dans la sexualité aussi…

Cette prédominance des valeurs féminines peut se marquer dans tous les volets relationnels et donc au niveau de la sexualité également. Le corps de l’homme et le désir masculin souffrent d’une dévalorisation qui me paraissent excessives. Entre l’obligation morale de museler leur sexe pour laisser parler leur coeur et la pression d’être physiquement à la hauteur, il doit être bien difficile d’être un homme aujourd’hui…

Car l’énergie naturelle de l’homme est de construire, de bâtir, d’agir sur la matière pour la transformer. Le désir sexuel étant le reflet de cette énergie d’action, de création. N’y-a-t-il pas de quoi être fiers ?
Que serait le monde aujourd’hui sans toutes ces générations de bâtisseurs ?
Et ne pourrait-on pas imaginer que le coeur et le sexe puissent cohabiter harmonieusement au sein d’un homme accompli ?

Ne remplaçons pas une domination par une autre…

Car ces deux types d’énergies, masculine et féminine, ont toutes deux leur utilité et leur beauté, mais aussi leurs facettes négatives, et cela que l’on soit un homme ou une femme.

La véritable harmonie sera sans doute issue de l’équilibre, en chacun, de ces deux polarités dans leurs facettes positives respectives.

Un nouveau défi…

Redécouvrir les facettes positives de l’énergie masculine pour rendre aux hommes la fierté d’être des hommes, développer la notion de masculin sacré parallèlement à celle du féminin sacré afin de co-créer, ensemble, sans prédominance de l’un sur l’autre, des relations qui permettent tant aux hommes qu’aux femmes, de développer le meilleur d’eux-mêmes, voici un challenge passionnant auquel je vous invite.

C’est ce que vous apprendrez au cours de cette conférence…

Son parcours
Durant ses études de médecine, Véronique Baudoux a très vite été interpellée par la vision exclusivement mécaniste qui était proposée. Elle avait choisi ces études avec la volonté d’accompagner des êtres humains et elle se retrouvait à étudier le fonctionnement d’une machine…C’est par cette prise de conscience qu’a débuté le long parcours qu’elle arpente toujours aujourd’hui… Un parcours qui a fait de nombreuses incursions dans des médecines dites « alternatives », lesquelles comblaient son goût pour l’approche globale des êtres humains. Parallèlement à ses études, elle s’est donc formée en homéopathie, en auriculothérapie et en iridologie.

Son cheminement professionnel
Elle s’est installée comme médecin généraliste en 1993, avec ces « compétences » particulières, dans un climat plutôt hostile à ces approches non conventionnelles.Mais si les autorités académiques rejetaient toutes ces approches, les patients, par contre, étaient demandeurs d’une vision différente de leurs difficultés. Elle a donc donc continué à chercher d’autres voies et s’est formée en médecine énergétique…

Dans le contexte de ces approches globales, les consultations sont devenues bien plus riches que ce qu’elles peuvent être lorsque l’on se contente d’aborder le seul et unique volet des symptômes physiques… la dimension émotionnelle est devenue le point principal de ces rencontres et les occasions d’entrer au cœur de l’intimité des patients constituent son quotidien.

La réunion de la dimension émotionnelle avec la dimension énergétique ne pouvait donner naissance qu’à l’exploration de la dimension spirituelle… et elle est repartie sur la route : initiation au chamanisme, apprentissage du channeling et découverte du Tantra…

En juin 2009, elle a terminé un cycle de trois années de formation en géobiologie et bioénergie… puisque un chemin personnel n’est jamais abouti et toujours en évolution…

Conférence sur l’internet du Docteur Véronique Baudoux


Véronique Baudoux
Médecin généraliste
docteurvb@gmail.com 
www.impulsionpositive.com


mardi 7 février 2017

Les Mandalas de la Déesse



Vous connaissez les mandalas ?
Mandala est un mot sanskrit signifiant d’abord cercle magique et/ou territoire. C’est un diagramme de tradition hindouiste et bouddhiste destiné à permettre à son créateur ou à ceux qui le regardent avec concentration, de réintégrer leur nature propre au sein de l’univers. Dessiner des mandalas permet de s’apaiser, de combattre le stress et de méditer.

Cela harmonise et équilibre, apporte le calme et aide à avoir confiance en soi.
La majorité des mandalas sont consacrés à des divinités et font partie des rituels tantriques qui leur sont destinés. Fabriqué selon des règles géométriques très précises, le mandala sert, par la suite, comme support de méditation et à l’évocation d’une déité ou divinité. Pour concrétiser l’impermanence des choses et des phénomènes, il est détruit (après usage, pourrait-on dire) et la coutume veut qu’on le disperse dans le cours d’eau le plus proche. 

Le mandala est composé de multiples éléments circulaires et carrés ; il en existe cependant qui ne sont formés que d’un genre de forme, soit circulaire, soit carrée. Il en est de très simples (avec un idéogramme, une fleur de lotus…) comme de très complexes (avec des centaines de bouddhas, de divinités, toute une lignée de lamas…), des quasi monochromes et des richement polychromés.


 Les mandalas contemporains

Peut-on faire des mandalas contemporains et les adapter?


Absolument. Plusieurs thérapeutes utilisent aujourd’hui les mandalas pour traiter leurs patients.

Les occidentaux utilisent les mandalas pour se détendre, pour améliorer leur concentration, pour méditer ou tout simplement pour apprécier leur beauté. Les mandalas peuvent être adaptés à nos intérêts et à notre spiritualité en intégrant des symboles personnels, des sigils, des talismans magiques, des couleurs symboliques, etc. Ils sont une méthode extraordinaire d’expression de soi. Dans la pratique de la magie, ils peuvent être chargés au même titre qu’un talisman.




Mandalas et la Déesse
En faisant des recherches sur les mandalas, (je devais faire moi-même un mandala) j’ai découvert que plusieurs prêtresses utilisaient les mandalas pour prendre contact avec la Déesse et ses différents visages. L’exécution même du mandala devient une méditation et une invocation à part entière. Il permet d’élever son niveau de conscience et d’être ouvert à l’énergie de la déesse que vous voulez honorer. L’objectif est d’utiliser des symboles existants ou non qui sont en lien avec la déesse choisie ou encore la Grande Déesse.

Voici des exemples de symboles existants associés à certaines déesses :

L’ankh : Isis ou toute autre déesse égyptienne
Le sistrum : Hathor
La lionne : Sekhmet, Cybèle
La croix : Sophia
Le flambeau : Brigid, Hékate
Le tambour : Cybèle
Le feu : Aradia, Pele
Le chaudron : Cerrydwen, Hékate
Le blé : Perséphone, Déméter
Le chat : Freyja, Bastet
Le lotus : Isis, Kuan Yin, Tara et toutes Déesses hindoues
Le trident : Durga
Le cygne : Saraswati, Héra
L’arc et la flèche : Artémis, Diane
Labry : Déesse serpent minoenne
Serpent : Déesse serpent de transformation
Le croissant de lune : toutes déesses lunaires

Ce n’est que quelques exemples de ce que vous pouvez accomplir.
Plusieurs artistes se sont spécifiquement consacrés à la création de mandalas pour la Déesse. Certains se sont concentrés sur les mandalas consacrés à des déesses de différents panthéons, d’autres sur des déesses hindoues seulement et d’autres sur la Grande Déesse.

Voici quelques exemples qui vous inspireront  
Personnellement, j’ai décidé de créer mon mandala autour de la déesse, particulièrement autour d’un thème principal : la compassion. La compassion est une valeur très spéciale dans mon cheminement spirituel. J’ai donc utilisé une structure très simple et qui représente la compassion à mes yeux : le lotus.

Travaillant actuellement avec des déesses hindoues, le lotus acquiert beaucoup de sens. J’ai ensuite modifié la structure par ordinateur en ajoutant des symboles qui me sont précieux comme l’ankh, le serpent, le pentacle et le
OM. Au centre, j’ai placé un mini lotus car tout revient toujours au lotus dans ma vie. Ensuite, j’ai imprimé l’image et j’y ai appliqué de la couleur à la main, avec des crayons de bois.

Pendant ce processus, j’ai récité un mantra lié à la compassion et à la Déesse et je me suis concentrée sur ma nature divine. La création du mandala  demande du silence, de la concentration et surtout de l’amour pour soi. Au bout du compte, je me suis amusée et j’ai profité de ce moment pour méditer sur ma vie et sur la déesse. Ce fut une belle expérience spirituelle.

Je vous souhaite une bonne exploration !



Retrouvez cet article sur le site Féminin Sacré :



vendredi 3 février 2017

Les Déesses Terre en Méditerranée


Qu’est-ce que cela signifie lorsque nous identifions une déité féminine comme étant une Déesse Mère ? Est-ce que le terme Mère signifie une personne maternelle qui protège les enfants? Est-ce qu’une Déesse Mère signifie aussi une Déesse des naissances ? Est-elle une Déesse créatrice de l’univers ou une Déesse Terre (nommée aussi Terre Mère) ? Est-ce qu’elle est alors une Déesse de la fertilité ou une Déesse de la nature ?
Et que représente le terme fertilité ?
Déesse Mère pourrait signifier Déesse de la fertilité mais le terme fertilité est en soi plutôt vague et a plusieurs connotations. Le mot fertilité pourrait représenter la Terre en soi (fertilité de la terre) ou encore la vie végétale et agricole. Il pourrait aussi signifier la fertilité de la vie animale, comme celle des humains, et, conséquemment, la reproduction et les relations amoureuses. Comme vous le constatez, le terme fertilité est trop ambigu.

La Déesse Mère a d’ailleurs autant de rôles que de définitions. Elle peut aussi jouer le rôle de Terre Mère (Déesse Terre) et, parfois, les deux rôles sont confus et s’entremêlent comme dans le cas de la Déesse grecque Gaïa qui était connue pour son rôle de Terre Mère et de Déesse Mère. La Terre Mère est souvent perçue comme la force primale et la source de toute vie. Elle ne possède pas nécessairement un côté maternel. La Déesse Mère, elle, protège ses enfants et donne naissance aux divinités comme dans le cas de Rhéa, mère des divinités olympiennes. La Déesse Mère peut aussi être accompagnée par un consort de nature humaine ou divine, avec lequel elle doit s’unir périodiquement comme dans le cas de Cybèle et de son consort Attis. La Déesse Mère peut aussi avoir plusieurs attributs comme dans le cas de Déméter, Déesse du blé, Déesse Mère et Déesse de la fertilité.

Jusqu’ici, nous avons mentionné des Déesses connues grâce à la littérature et la mythologie. Nous n’avons pas mentionné les Déesses des civilisations égéennes de l’âge de bronze. Toutefois, les seuls écrits existant à propos de l’existence des divinités de l’âge de bronze sont les tablettes en linéaire B2 trouvées à Knossos et Pylos. Il n’existe aucune littérature ni aucune mythologie. Nous ne possédons aucune information à propos de leur culture, leurs croyances et leur histoire. Nous ne possédons que les noms qui apparaissent sur ces tablettes.
À Pylos, des tablettes dévoilent le nom de ME-TE-RE TE-I-JA, ou Mater Theia signifiant Déesse Mère. Qui était-elle? Nous ne pouvons que deviner et supposer…
Étant donné que les tablettes en linéaire B fournissent très peu d’informations pour déceler les divinités durant l’âge de bronze, les artefacts ont été d’une aide précieuse. Toutefois, les figures représentées sur les artefacts ne sont nullement identifiées et nous devons faire confiance aux experts qui tentent d’interpréter. Il est donc difficile de déterminer si les figures féminines représentent une Déesse, une prêtresse ou une chef de clan.
Ce que nous savons avec de plus en plus de cer­titude, c’est que les divinités féminines étaient plus adorées que les divinités masculines. Aus­si, il est de plus en plus certain que ces Déesses étaient généralement des Déesses Mère.
Certains experts croient que les civilisations minoennes et mycéniennes ne vouaient pas un culte à plusieurs Déesses, mais à une seule Déesse puissante, comme les Israélites qui adoraient un seul Dieu. Jusqu’au moment où nous décrypterons les textes en linéaire A, faits par les Crétois, nous ne saurons jamais avec certitude si les Minoens adoraient seulement des Déesses ou si des divinités masculines existaient.
L’arrivée des tribus helléniques apporta aussi le panthéon olympien dans lequel les divini­tés masculines dominaient, dont Zeus le Dieu suprême. Nous ne pouvons que spéculer sur le nombre de Déesses pré-helléniques qui ont survécu à la transition de l’âge de bronze à l’âge de fer. Nous avons ensuite assisté à la suppres­sion du culte des Déesses ou à la réduction de leur importance et de leur rôle.
La Maîtresse (Potnia)

PO-TI-NI-JA ou Potnia ressemble plus à un titre ou un rang qu’à un nom. Potnia signifie Maîtresse ou Dame. Potnia était une Déesse Mère ou Déesse de la nature. Il y a plusieurs épithètes au nom Potnia qui veut soit dire qu’une même Déesse avait plusieurs attributs ou visages, ou encore qu’il existait plusieurs Déesses. Étant donné le manque de sources fiables, le peu que nous savons sur les différentes Potnias sont pures spéculations. 
Maîtresse des Animaux (Potnia Theron)
Potnia Theron ou Maîtresse des Animaux est la Potnia la plus communément représentée dans l’art minoen et mycénien. Elle était aussi connue sous le nom de Dame des créatures sauvages, Maîtresse des bêtes sauvages et plusieurs autres appellations.
Toutefois, il est important de noter que le nom Potnia Theron n’a pas été retrouvé sur les tablettes en linéaire B. Ce nom est en fait une appellation moderne pour désigner les Déesses phoégéennes de l’âge de bronze représentées avec des animaux. Ce serait donc une erreur que d’affirmer qu’une Déesse en particulier portait ce nom. Potnia Theron est une Déesse de la nature, plus particulièrement une Déesse sauvage des animaux. Elle dirige tout ce qui est de l’ordre de la nature et des animaux.
Influences du Proche-Orient
Potnia Theron est associée à la Crète ou à la Grèce mais aussi à la Syrie et à Babylone. Durant l’âge de bronze, les liens commerciaux entre la civilisation minoenne et celle du Proche-Orient étaient si forts que l’on considère l’influence religieuse du Proche-Orient très importante. Dans l’art oriental, la Maîtresse des animaux est souvent représentée nue avec des animaux de chaque côté. Parfois, elle les tient dans ses mains par leurs oreilles, leur cou ou leurs pattes. Aussi, elle était parfois représentée se tenant derrière un animal démontrant son pouvoir auprès de la nature et de ses créatures sauvages.
Ces influences sont bien illustrées grâce à un vase datant du 4ème siècle avant J.C. repré­sentant la Déesse Artémis tenant un lion et un cerf par la gorge. Cependant, Artémis porte une longue robe, contrairement à son équivalent oriental.
Artémis est la Déesse la plus associée à Potnia Theron. Elle est la Déesse de la chasse, de la forêt et la protectrice des animaux sauvages. Potnia Theron peut aussi être associée à la Déesse chasseresse crétoise Britomartis ou Dyctinna. D’ailleurs, Britomartis est considérée comme l’ancêtre d’Artémis. Inutile d’expliquer plus longuement les liens infinis entre toutes ces Déesses.
Différences entre Potnia Theron et Artémis
Nous l’avons vu, Artémis est la Déesse grecque la plus proche de Potnia Theron, à cause de son engagement auprès des animaux sauvages. Toutefois, voici les différences pertinentes entre ces deux Déesses.
Artémis est habituellement représentée comme une vierge tenant un arc, symbole de chasse­resse. Potnia Theron n’a jamais été représentée avec un arc. Elle était une Déesse de la nature mais pas une chasseresse. Son pouvoir est re­présenté par le fait qu’elle tient les animaux avec force par leurs oreilles, leur gorge ou leurs pattes. De plus, Potnia Theron est représentée avec des ailes, ce qu’on n’a jamais vu dans les repré­sentations d’Artémis. Aussi, Artémis était sou­vent accompagnée de nymphes ou de femmes inconnues tandis que Potnia Theron était plutôt accompagnée de figures masculines, habituelle­ment des mortels comme des grands chefs ou des grands guerriers (comme dans les repré­sentations des Déesses du Proche-Orient). Ceci s’explique surtout par le fait que Potnia Theron était aussi la patronne des jeunes guerriers ce qui est plutôt intéressant car Artémis était parfois considérée comme la patronne de l’initiation des garçons devenant de jeunes guerriers à Sparte.

 La Déesse Serpent
En 1903, l’archéologue Sir Arthur Evans décou­vrit deux figurines de femmes dans un temple dans le palais de Knossos en Crète. Les figu­rines n’étaient pas complètes et donc, ont été reconstituées. Ces figurines ont été nommées « Déesses Serpent ».
Les Déesses Serpent ont été créées pendant la période minoenne, autour de 1700 avant J.C., au moment où la Crète avait atteint un niveau artistique très élevé. Il y a eu beaucoup de spé­culations à propos de ces figurines, surtout pour savoir quelle Déesse était représentée par celles-ci. Certains ont dit qu’elles représentaient sim­plement une charmeuse de serpents et d’autres, une prêtresse. Toutefois, la plupart croient que ces figurines représentent une Déesse tout sim­plement nommée Déesse Serpent mais aucune preuve ne confirme cette théorie.
La première figurine représente une femme por­tant une robe peu commune et sa poitrine est exposée. Sur sa tête, elle porte un chapeau et sur celui-ci, un chat est assis. Elle tient aussi deux petits serpents dans chacune des mains nous rappelant Potnia Theron, Maîtresse des Animaux tenant un animal dans chaque main. Les deux animaux qui l’accompagnent donnent quelques indices sur la nature divine de la Déesse Serpent. Le serpent, comme le chat, est un symbole de la vie après la mort, ce qui pour­rait signifier qu’elle est une Déesse chthonienne. Le serpent est aussi symbole de guérison, don­nant à la Déesse le pouvoir de guérir. Aussi, le chat pourrait représenter l’aspect sexuel et fertile de cette Déesse. D’ailleurs, ses seins ronds ex­posés appuient cet aspect important. Tout ceci pourrait indiquer que la Déesse Serpent est une Déesse Mère.
La seconde figurine est plus grande, elle porte une robe différente mais, comme la première, sa poitrine est aussi exposée. De plus, elle porte un haut chapeau. Elle tient un long serpent dont la tête est tenue dans la main droite. Le corps du serpent s’enroule autour du corps de la figurine et sa queue se trouve dans sa main gauche. Le second serpent est placé sur le sommet du cha­peau et s’enroule aussi autour du corps.
Les deux statuettes représentent le fait qu’il exis­tait une seule Déesse représentée de deux ma­nières ou encore le fait qu’il y avait deux Déesses Serpent.
Est-ce que la Déesse Serpent a survécu à l’inva­sion dorienne ? Plusieurs se demandent si une des Déesses de la mythologie grecque a hérité du rôle de la Déesse Serpent minoenne. Peut-être Artémis, Cybèle, Perséphone ou Déméter ?
Britomartis (Dictynna)
Britomartis est une Déesse crétoise de la nature et de la chasse. Son nom signifie « Douce Vierge ». Elle est la fille de Zeus et Carme, fille d’Eubulus. Elle est née à Caeno en Crète. Elle était considérée comme une nymphe crétoise. Britomartis était une chasseresse et était considérée comme la compagne d’Artémis. Il y eût même une théorie selon laquelle elle fût son amante. Comme Artémis, sa chasteté était très importante. Un jour, Minos, roi de Crète, tomba amoureux d’elle mais Britomartis refusa son amour, considérant que celui-ci était son demi-frère. Minos se mit à la poursuivre et la piégea sur le bord d’une falaise. Elle décida de se jeter à la mer, préférant mourir. Elle fût heureusement sauvée grâce aux filets d’un pêcheur. À cause de son ardeur et son désir de demeurer chaste, Artémis la récompensa en lui donnant l’immortalité.
Elle fut alors nommée Dyctinna, signifiant Dame des filets, désormais Déesse. Il semblerait que ce nom lui fût désigné plus tôt car Britomartis a in­venté le filet de pêche. D’autres croient qu’elle fut nommée Dyctinna en l’honneur du Mont Dicte où elle chassait avec Artémis. Dyctinna serait aussi possiblement la Mère Montagne minoenne qui avait ses sanctuaires sur le sommet d’une mon­tagne. Britomartis est probablement identique à ou dérivée de la Déesse de l’âge de bronze Pot­nia Theron. Dyctinna était aussi nommée PI-PI-TU-NA, un nom trouvé sur les tablettes Linéaire B de Knossos. Si cette théorie est vraie, alors Dyctinna est une Déesse minoenne archaïque et plusieurs liens peuvent encore être faits.
Britomartis possède plusieurs attributs d’Arté­mis. Britomartis devint Déesse de la chasse, de la terre, de la nature et des animaux sauvages. Elle fût la patronne des chasseurs, des marins et des pêcheurs. D’ailleurs, Artémis a déjà porté le nom d’Artémis Dyktinna dans ses sanctuaires dans la baie de Chania et à Chersonesos. Donc, plusieurs présument que Dyctinna et Artémis sont la même.
Le culte de Britomartis avait lieu en Crète mais aussi sur l’île d’Égine, en tant qu’Aphaea, Déesse locale. Sur l’île de Cephallonia, elle était connue sous le nom de Laphria.
Gaea et ses filles
Dans la mythologie grecque, Gaea et ses filles (Rhéa, Thémis et Dione) sont les Déesses Terre et Déesses Mère les plus anciennes. Elles ont joué un rôle essentiel dans la Théogonie d’Hé­siode (3).
Gaea était considérée comme la Terre en soi. Son nom était parfois Ge ou Gaia et les Romains la nommaient Tellus ou Terra. Non seulement elle était la Déesse Mère ultime mais elle était aussi une Déesse créatrice. Gaea a été engendrée par Éros (amour) et par Tartare venant de Chaos (abysse primale). Ils étaient les premières matières physiques nées.
Du ventre de Gaea, sont nés plusieurs enfants gigantesques. Soit sans partenaire masculin ou soit avec Éther, Gaea est devenue la mère d’Uranus (ciel), de Pontus (Mer) et d’Ourea (montagnes). Uranus épousa sa mère et de­vint le chef suprême de l’univers. Gaea et son époux/fils représentent la séparation du ciel et de la terre. Elle mit au monde beaucoup d’en­fants avec Uranus : les Cyclopes, les Titans et les Géants. Aussi, avec son frère Tartare, elle mit au monde un des plus grands monstres : le Typhon.
Gaea créatrice de la Terre
Uranus décida de cacher ses enfants et provo­qua beaucoup de colère et de peine chez Gaea. Elle demanda l’aide de son fils Cronos, le plus jeune et le plus brave des Titans. Elle lui donna même l’arme, une faucille, pour tuer Uranus. Cronos gagna du pouvoir pour régner sur l’uni­vers mais il la mit en colère lorsqu’il refusa de libérer ses propres frères. Gaea avait un talent pour la divination (qu’elle passa plus tard à sa fille Thémis) et elle est connue pour être la pre­mière à avoir possédé les oracles de Delphes. Alors, elle prédit à son fils que celui-ci chuterait à cause de son fils. Ayant peur de perdre son pou­voir de régner, il avala chacun de ses enfants que Rhéa, son épouse, mit au monde. Gaea et Rhéa aidèrent alors Zeus, le plus jeune des fils de Cronos, à prendre la place de son père et de celle des autres Titans.
Gaea porta plusieurs autres enfants. Elle demeure une des plus grandes Terre Mères ayant existé.


Rhéa
Rhéa, ou Ops ou Magna Mater, est une autre grande Déesse Mère. Elle est fortement identi­fiée à la Déesse Mère phrygienne Cybèle (voir plus bas sur Cybèle). Rhéa fait partie des Titans, enfants de Gaea et d’Uranus. Elle est la soeur de Cronos, et lorsque celui-ci devient le chef suprême, elle l’épouse. Toutefois, leur mariage n’est pas une union très heureuse.
Lorsque Gaea annonce que Cronos sera écrasé par l’un de ses enfants, Rhéa voit cinq de ses enfants se faire avaler par leur propre père. Une grande peine pour Rhéa. Ayant peur de perdre tous ses enfants, Rhéa cache son plus jeune fils, Zeus, dans la grotte d’une montagne en Crète. Elle pousse le courage en faisant passer une roche enveloppée dans du linge pour Zeus que Cronos avale. Avec l’aide de sa mère Rhéa et de sa grand-mère Gaea, Zeus réussit à faire cra­cher Cronos pour redonner les enfants avalés. Zeus et ses frères défient alors Cronos.
Rhéa est aussi responsable de la réconciliation entre Zeus et Déméter, donnant la possibilité à Perséphone de passer les deux tiers de l’ année auprès de sa mère et un tiers de l’ année auprès de son époux, Hadès.
Déméter et Perséphone
Perséphone est la fille de Zeus et Déméter et la Déesse du printemps, du blé mais aussi la reine des souterrains. Elle jouait avec ses amies les Océanides ramassant des fleurs dans la nature. Hadès, le frère de Zeus et Déméter, le seigneur des souterrains, quittait rarement son royaume. Par contre, lors de cette journée, il tomba amou­reux de Perséphone. Il reçut la permission de Zeus d’apporter Perséphone dans son royaume pour en faire sa reine. Déméter ne fut pas mise au courant. Personne n’entendit le cri de dé­tresse lorsque Hadès emporta de force Persé­phone, sauf Hékate et Hélios.
C’est la nymphe Cyane, qui a vu la scène de loin, qui raconta tout à Déméter. Déméter, pleine de colère et de tristesse, se mit à la recherche de sa fille pendant neuf jours, sans succès. Au dixième jour, Hékate prit en pitié Déméter et lui raconta qu’elle avait entendu Perséphone crier. Elle lui dit aussi d’aller voir Hélios qui voit tout durant le jour. Ensemble, les deux Déesses se rendirent chez Hélios, le Dieu Soleil. Hélios raconta tout à Déméter, dont l’intention d’Hadès d’épouser Perséphone. Déméter fut encore plus colérique à l’annonce de cette nouvelle. Tellement, qu’elle refusa de retourner à l’Olympe et qu’elle décida de partir à la recherche de sa fille. Elle vagabon­da, empruntant une forme humaine et déformant sa beauté, visitant des villages. Poséidon se mit à désirer le retour de Déméter et se mit à la poursuivre. Déméter tenta de se cacher et de se dissimuler. Pour cette raison, elle se transforma en jument. Toutefois, Poséidon la trouva et il se transforma à son tour en étalon. Il la prit et celle-ci tomba enceinte. À ce moment, Déméter se fit nommer Déméter Érynie ou Déméter Noire. En bas, sur la terre des humains, on se mit à subir la famine due à la colère de Déméter, Déesse du blé, qui avait le pouvoir de gérer l’agriculture. Elle mit au monde une fille nommée Desponia, la Déesse des chevaux.
Déméter à Éleusis
Toujours à la recherche de sa fille, Déméter se rendit à la ferme de Céléus, Seigneur de la ville d’Éleusis. La Déesse fit la connaissance des quatre filles de Céléus mais elle se présenta sous le nom de Doso en tant que servante cher­chant du travail. Céléus et son épouse Metanei­ra l’accueillirent sous leur toit. Déméter se mit à prendre soin du jeune enfant en lui offrant un charme de protection et en confectionnant des onguents. Un soir, Meteneira interrompit un rite de guérison que Déméter éxécutait, par peur que la Déesse brûle l’enfant. Déméter, prise de colère, révéla sa vraie identité. Elle dit à Céléus et Meteneira qu’elle leur enseignerait, à leur fa­mille et aux gens d’Éleusis, les rites pour l’ho­norer elle et sa fille Perséphone, connus sous le nom des Mystères d’Éleusis. Céléus et les habitants d’Éleusis débutèrent immédiatement la construction du temple pour honorer les deux Déesses. Déméter fut donc apaisée.
Le compromis
Déméter souffrait toujours de l’absence de sa fille et ne retournait pas à l’Olympe. Sa colère face à ses frères, Hadès et Zeus, était si intense qu’elle causa une famine globale. Aucune ré­colte n’avait lieu. La race humaine faisait face à l’extinction due à la faim… C’est à ce moment que Zeus intervint. Il tenta par plusieurs moyens de faire revenir sa soeur à l’Olympe mais celle-ci continua de menacer les déités et de promettre que le monde mourra de faim si sa fille ne lui revenait pas. Découragé, Zeus envoya Hermès quérir Perséphone dans les souterrains pour que celle-ci retourne auprès de sa mère. Hadès ne s’y opposa pas. Perséphone, joyeuse de retour­ner auprès de sa mère, mangea une grenade, au grand désespoir de Déméter. Hadès lui rappela la règle qui affirme que manger de la nourriture des souterrains force la personne à y rester…
Zeus décida donc que Perséphone devrait faire un compromis : passer un tiers de l’année dans les souterrains avec son nouveau mari et les deux autres tiers auprès de sa mère dans l’Olympe ou sur la Terre. Zeus fit part de ce com­promis à sa propre mère, Rhéa, qui elle, en fit part à Déméter. Celle-ci accepta le compromis et rétablit l’ordre dans la nature et l’agriculture, mettant un terme à la famine.
Ce mythe est donc le symbole du cycle de la na­ture, des saisons et de la roue de l’année.
Mère et fille, vie et mort
De tous les mythes gréco-romains, aucun ne peint une image aussi sensible et humaine de la relation mère/fille comme le fait le mythe de Dé­méter et Perséphone. Les Déesses, particulière­ment Déméter, réagissent de manière tout à fait humaine face à la perte d’un être aimé. Déméter réagit exactement comme une mère humaine qui perd son enfant. Elle vit la perte, la douleur, le désespoir et la colère ultime comme n’importe quelle mère humaine.
Leurs noms, Déméter et Koré (Perséphone) signifient « mère » et « fille ». Déméter était connue comme la mère du blé tandis que sa fille était l’esprit ou l’essence du blé. Même s’il existe plusieurs versions du mythe, la moitié des informations liées à ce mythe nous provient de l’Hymne Homérique à Déméter qui détaille l’enlèvement de Perséphone. Il existe plusieurs niveaux d’interprétation à ce mythe lié aux Mys­tères d’Éleusis et plusieurs auteurs ont écrit sur le sujet. Les Mystères expliquent entre autres le cycle de la vie, de la mort et de la renaissance. Même si cet article ne fait pas l’analyse de ce mythe, il y a beaucoup à apprendre de celui-ci…
Au départ, Perséphone incarnait la vie en soi. Sa vie sur terre était symbole de printemps, de renouveau et sa vie dans les souterrains était symbole de la mort et de l’hiver. Ironiquement le symbole de la graine a une double signification la graine qui pousse au printemps est un sym­bole de renaissance mais la graine de la gre­nade est un symbole de mort. Il existe plusieurs versions sur comment Perséphone mangea ces graines de grenade : certains croient que Hadès la força à les manger et d’autres disent qu’elle les mangea volontairement. Ce qui peut signifier que la mort et la vie ne sont qu’un.
Étant donné que nous ne connaissons pas les secrets des Mystères d’Éleusis (nous en savons très peu), nous ne pouvons que spéculer sur la signification des rites. Une chose est claire : de plus en plus on croit que le savoir et la sagesse légués par ces mystères concernaient un espoir donné aux humains. Et que cet espoir est qu’il existe une vie après la mort.
Les Mystères se tenant à Éleusis se déroulaient en l’honneur de Déméter et de Perséphone, ou Koré, comme on la nommait parfois. En gros, une partie des cérémonies, des rites et des fes­tivals était basée sur le changement des sai­sons et sur l’agriculture. Des festivals spéciaux avaient lieu spécifiquement pour les récoltes. En l’honneur des deux Déesses, les participants fai­saient revivre le mythe sur une scène de théâtre.
Artémis d’ Éphèse
À Éphèse, en Asie Mineure, il y avait un temple immense construit en l’honneur de la Déesse Artémis (Diane). Ce temple, connu sous le nom d’ Artémésium, était une des Sept Merveilles du Monde. Ce temple était immense et orné des plus beaux objets d’art. Il était le plus grand des temples de l’époque, bâti par Croesus, roi de Lydie, autour du 6ème siècle avant J.C. Détruit en 356 avant J.C. par un fou nommé Hérostra­tus, il fut reconstruit par Alexandre le Grand et redétruit par les Goths en l’an 262 de notre ère. Il n’a jamais été reconstruit après la seconde des­truction.
Chez les Grecs, Artémis était vue comme une vierge chasseresse, tandis que sur le territoire de l’Anatolie, elle était vue comme Déesse Mère. La sculpture d’Artémis trouvée en Anatolie confirme cet aspect : la Déesse est représentée avec plusieurs seins, un symbole de maternité et de fer­tilité. Elle est d’ail­leurs associée à Cybèle et certains se demandent si ce n’est pas plutôt cette Déesse qui est représentée.
L’Artémis des Grecs est une Déesse de para­doxes et de contra­dictions. Elle est une vierge mais elle protège les enfants et est considérée, entre autres, comme la Déesse des nais­ sances. Cet aspect est tout à fait en contradic­tion avec l’Artémis éphésienne qui n’a rien de chaste et qui est loin d’être une vierge.
Au sein des Amazones, elle reçoit le plus grand des honneurs : elle est honorée comme la Déesse officielle des tribus d’Amazones et comme la protectrice des femmes. Toutefois, ses attributs guerriers et sauvages sont en contradiction avec la Déesse Mère d’Éphèse et la Déesse des nais­sances des Grecs. Toutefois, l’Artémis d’Éphèse était aussi une Déesse de la nature et des animaux sauvages, res­semblant étrangement à Potnia Theron, la Maîtresse des Animaux.
Cybèle
Déesse Mère dans toute son essence. Cybèle (Kybele) est une Déesse Mère phrygienne qui était honorée en Grèce et en Italie. Elle a été souvent asso­ciée aux deux autres Déesses Mère grecques : Rhéa et Déméter. Cybèle fut si grande qu’elle fut nommée « La Mère de tout » ou « La Grande Mère des Dieux ».
Cybèle portait aussi le nom de Dindy­mème ou Mère Dinymenienne car elle est née sur le Mont Dyndimus. Zeus éjacula sur la Terre autour du Mont Din­dymus et une créature jaillit de la terre, possédant les organes reproducteurs mâle et femelle. Les déités, ayant peur de cette créature, la castrèrent et elle devint une femme. Cette créature devint la Déesse Mère Cybèle, nommée Agdistis à Pessinus. Les déi­tés jetèrent le phallus coupé de Cybèle et un amandier poussa instantanément au même en­droit. Un jour, Nana, fille du Dieu de la rivière Sangarius, jouait sous l’amandier et une graine tomba sur sa cuisse. La graine disparût et Nana fut enceinte. Elle mit au monde un fils nommé Attis qu’elle abandonna dans la nature. Attis sur­vécut grâce à une chèvre qui l’allaita. Attis gran­dit et devint un très bel homme. Cybèle le vit et tomba amoureuse de lui. Toutefois, il était pro­mis à la fille du roi de Pessinus. Cybèle fut prise d’une colère immense et causa la mort d’Attis et de son père qui furent forcés de se castrer mutuellement. Cybèle, regrettant son action face à Attis, enterra son corps près d’un pin.
D’autres versions racontent qu’Attis fut tué lors d’un combat avec une bête sauvage.
Le culte de Cybèle a voyagé jusqu’en Italie, en 204 avant J.C. grâce à la grande pierre d’obsidienne sacrée à Cybèle que l’on apporta à Rome, suite à la demande de l’oracle de Sibylle de Cumes. Les Romains honoraient Attis comme le Dieu de la végétation et de la fertilité et il était considéré comme le consort de Cybèle. Le festival de Cybèle se déroulait le 4 avril et son animal préféré est le lion. D’après la légende, il semblerait qu’elle aimait que ce soit des lions qui tirent son chariot doré. Les adeptes du culte de Cybèle et d’Attis se nommaient corybantes et ses prêtres se nommaient gallis. Les gallis dansaient en transe jusqu’ à la castration en l’honneur d’Attis. 

 -        1 NDLR : Mother Goddess, sur Timless Myths : http://www.timelessmyths.com/classical/mother.html
-        2 NDLR : le linéaire B est une écriture mycénienne utilisée entre 1500 et 1200 avant notre ère.  
-        3 NDLR : récit grec de l’origine des Dieux datant du VIIIème siècle avant notre ère.
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